Dans son intervention, le chef de l’État a mis en avant la nouvelle Constitution, le cycle électoral organisé par les autorités guinéennes ainsi que plusieurs projets économiques et d’infrastructures, dont Simandou 2040. Il a notamment cité plus de mille kilomètres de routes bitumées, le projet minier de Simandou, trois raffineries d’alumine en construction et une raffinerie d’or présentée comme la plus importante du continent en capacité de production. Certaines affirmations avancées dans le discours nécessitent toutefois d’être replacées dans leur contexte. Le projet Simandou connaît une avancée majeure, mais les dernières données publiques disponibles indiquaient encore des travaux en cours sur la mine et les infrastructures associées. La présentation du projet comme « réalisé » doit donc être comprise dans le sens d’une transformation engagée, plutôt que d’un achèvement total confirmé. Sur le plan politique, le président a présenté le cycle électoral comme une étape accomplie dans le calme. Toutefois, cette période reste marquée par des tensions liées à la dissolution de plusieurs partis politiques, dont l’UFDG et le RPG, ainsi que par des contestations autour de la présidentielle de 2025. À New York, Mamadi Doumbouya a donc livré un discours centré sur deux axes : défendre le bilan de son action et porter une réflexion sur des modèles de développement adaptés aux réalités africaines. Un message qui illustre la volonté des autorités guinéennes de présenter la transition comme une phase de transformation économique et institutionnelle, tandis que certains aspects continuent de faire débat dans le pays et au sein de la communauté internationale.