La cérémonie, qui s’est tenue à Conakry, a réuni plusieurs hauts responsables de l’État, des membres du Gouvernement, des représentants des institutions nationales, des autorités administratives et locales ainsi que des délégations parlementaires venues de pays frères et amis et du Parlement de la CEDEAO.

« Construire la Guinée de 2040 »

Cette nouvelle législature place son action sous le thème : « Construire la Guinée de 2040 : la 10ᵉ législature au cœur de la souveraineté, de la prospérité et de l’intégration africaine ».

À travers cette thématique, les travaux parlementaires sont inscrits dans la perspective des grandes ambitions nationales à l’horizon 2040. Le Parlement est ainsi appelé à jouer un rôle dans l’élaboration, l’examen et le suivi des textes devant accompagner les politiques publiques et les transformations économiques et sociales du pays.

La référence à la souveraineté, à la prospérité et à l’intégration africaine souligne également la volonté d’inscrire l’action parlementaire dans une vision à la fois nationale et régionale.

Une responsabilité historique pour les parlementaires

Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, a insisté sur la responsabilité particulière qui incombe aux députés de cette nouvelle législature.

Il a notamment rappelé que le mandat parlementaire ne constitue pas un privilège, mais une responsabilité au service de la Nation. Les élus sont ainsi appelés à traduire la confiance qui leur a été accordée en actions et en résultats au bénéfice des citoyens.

Cette exigence renvoie notamment aux missions fondamentales du Parlement : légiférer, contrôler l’action gouvernementale et contribuer à l’évaluation des politiques publiques.

Le Parlement face aux ambitions de 2040

L’ouverture de cette législature intervient dans un contexte marqué par d’importantes ambitions de transformation économique et sociale, notamment à travers le programme Simandou 2040.

Le développement des infrastructures, la diversification économique, la valorisation des ressources nationales, l’amélioration du capital humain et le renforcement de l’intégration régionale figurent parmi les grands enjeux auxquels les institutions nationales devront répondre.

Dans ce contexte, le travail parlementaire devra accompagner l’évolution du cadre juridique et institutionnel nécessaire à la mise en œuvre des politiques publiques, tout en assurant le contrôle démocratique de leur application.

Une ouverture sur la coopération parlementaire africaine

La présence de délégations parlementaires étrangères et de représentants du Parlement de la CEDEAO donne également une dimension régionale à cette rentrée parlementaire.

Elle témoigne de l’importance accordée aux relations interparlementaires et à la coopération entre institutions africaines. Dans un contexte marqué par les enjeux d’intégration régionale, de souveraineté et de développement, ces échanges constituent un espace de dialogue sur les expériences et les priorités communes.

Une nouvelle étape pour la Ve République

Avec l’ouverture de la 10ᵉ législature, la Guinée entame ainsi une nouvelle séquence de son parcours institutionnel sous la Ve République.

Au-delà de la cérémonie officielle, l’enjeu sera désormais de traduire les orientations annoncées en travaux parlementaires concrets, en lois adaptées aux priorités nationales et en mécanismes efficaces de contrôle de l’action publique.

Pour cette nouvelle législature, le défi est donc clairement posé : faire du Parlement un acteur majeur de la construction de la Guinée à l’horizon 2040, en plaçant l’exercice du mandat parlementaire au service de la souveraineté, du développement et des citoyens.