La situation devient de plus en plus préoccupante pour les membres guinéens de LKY. Alors que de nombreux investisseurs attendent toujours de pouvoir effectuer normalement leurs retraits, un nouveau message attribué à Anthony, présenté comme Team Leader de ZCM, annonce une procédure de « rapprochement et confirmation des comptes ».

Selon ce message, tous les comptes doivent faire l’objet, jusqu’au 7 septembre, d’une vérification d’identité et d’authenticité d’utilisation. Pour procéder à cette vérification, chaque membre serait invité à déposer 1 000 dollars sur son propre compte.

Un dépôt de 1 000 dollars pour « confirmer » les comptes

D’après les explications communiquées aux membres, cette somme devrait permettre de démontrer que le compte est bien utilisé par son titulaire et qu’il n’a fait l’objet d’aucun rechargement effectué par un tiers ou d’opération considérée comme illégale.

L’équipe affirme également vouloir utiliser ces informations pour identifier et supprimer les comptes frauduleux ainsi que les comptes soupçonnés d’« arbitrage ».

Mais cette justification soulève de nombreuses interrogations chez les investisseurs. Pourquoi demander un nouveau versement à des membres qui cherchent déjà à récupérer leur argent ? Et surtout, quelle garantie existe-t-il que ce nouveau dépôt permettra effectivement de débloquer les retraits ?

La question est d’autant plus sensible que les utilisateurs font état, depuis plusieurs jours, de difficultés à récupérer leurs fonds.

Des retraits toujours sous tension

Dans un autre message diffusé aux membres, il est indiqué que, pendant la période de vérification, un seul retrait pourrait être demandé, alors que les activités de la plateforme seraient temporairement restreintes.

La direction invoquerait notamment des « anomalies » et des demandes émanant de la SEC et de l’IRS aux États-Unis. Elle affirme coopérer avec les autorités dans le cadre d’efforts de rectification et d’enquête.

À ce stade, ces affirmations restent toutefois à vérifier indépendamment. La simple mention de la SEC ou de l’IRS dans une communication interne ne constitue pas, à elle seule, la preuve qu’une procédure officielle est effectivement engagée contre la plateforme.

Le précédent McGivern renforce la méfiance

Les inquiétudes autour de LKY interviennent également dans un contexte où d’autres plateformes d’investissement opérant auprès d’épargnants en Guinée font l’objet de fortes critiques.

Le cas de McGivern, notamment, est cité dans plusieurs alertes et publications circulant sur les réseaux sociaux. Des investisseurs auraient été confrontés à des difficultés de retrait et à des demandes de versements supplémentaires pour accéder à leurs fonds.

Des observateurs mettent en garde contre un mécanisme particulièrement risqué : demander à une personne de payer davantage pour récupérer un argent déjà bloqué.

Dans ce type de situation, le risque est de voir les victimes chercher à « sauver » leur investissement en injectant encore plus d’argent.

Un mécanisme qui rappelle certains schémas frauduleux

Plusieurs témoignages et publications sur les réseaux sociaux rapprochent le fonctionnement de certaines plateformes de ce que l’on appelle communément un système de Ponzi.

Dans un schéma de Ponzi, les rendements annoncés aux premiers participants ne reposent pas nécessairement sur une activité économique réelle et rentable. Le système dépend principalement de l’arrivée permanente de nouveaux fonds.

Lorsque les nouveaux dépôts diminuent, les difficultés de paiement peuvent apparaître et les retraits deviennent progressivement plus compliqués.

Il convient cependant de préciser qu’à ce stade, qualifier juridiquement LKY de « système de Ponzi » ou d’« arnaque » nécessite des éléments officiels et vérifiables. Les difficultés de retrait et les demandes de nouveaux dépôts constituent en revanche des signaux qui méritent une attention particulière.

APPEL À LA PRUDENCE

Face à cette situation, les membres de LKY sont invités à ne pas effectuer précipitamment un nouveau dépôt de 1 000 dollars, surtout sans disposer de documents officiels permettant de vérifier la légitimité de cette procédure.

Les investisseurs devraient notamment demander :

* une preuve vérifiable de l’existence légale et de l’autorisation de la plateforme ; * les références précises de toute procédure annoncée auprès de la SEC ou de l’IRS ; * les conditions officielles de retrait ; * une explication claire sur l’utilisation du dépôt de 1 000 dollars ; * la garantie que ce nouveau versement est réellement nécessaire et récupérable.

Surtout, lorsqu’une plateforme bloque un retrait et demande à l’utilisateur de verser encore de l’argent pour récupérer ses fonds, la plus grande prudence est de mise.

Les membres sont également invités à ne pas recruter de nouveaux investisseurs tant que les conditions de fonctionnement de la plateforme et la possibilité de retirer normalement les fonds n’ont pas été clairement établies.

Un signal d’alerte pour les investisseurs

La promesse de gains élevés, les difficultés de retrait, les demandes de dépôts supplémentaires et les explications difficiles à vérifier sont autant d’éléments qui doivent pousser les investisseurs à la prudence.

Dans le doute, mieux vaut suspendre tout nouveau paiement et vérifier les informations auprès des organismes compétents plutôt que de risquer d’aggraver ses pertes.

Pour les membres de LKY, la question n’est désormais plus seulement de savoir combien ils peuvent gagner, mais surtout de savoir s’ils peuvent effectivement récupérer l’argent qu’ils ont déjà investi.