Les opérations ont été réalisées dans la nuit du 6 au 7 octobre par le Service de police et d’intervention de Labé, conformément à la réquisition n° 088/PG/CAC/2026 du 21 septembre 2026, émise par le procureur général près la Cour d’appel de Conakry.
Plusieurs établissements concernés
Selon Mohamed Samoura, procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé, les interventions ont ciblé une dizaine de lieux de loisirs, notamment des boîtes de nuit, des bars et des lounges de la ville.
Au total, 16 personnes ont été interpellées. Le procureur a précisé que le groupe comprend trois gérants, les autres personnes étant essentiellement des consommateurs. Les interpellations ont notamment eu lieu dans les établissements Albatros, Roca, Rama Boss et Kassagui.
Un important lot de matériel saisi
Les opérations ont permis de récupérer plusieurs dizaines d’appareils de chicha ainsi que différents accessoires utilisés pour cette activité.
Au night-club Kassagui, les agents ont notamment saisi 33 appareils de chicha avec tête, 10 appareils sans tête, 33 raccords, 38 kalouds, six boîtes d’arômes vides et 15 pipes de chicha.
Au sein de l’établissement Albatros, la saisie comprend notamment une chicha, des pinces, du charbon, un sachet d’arôme et un réchaud électrique. Au Lounge Roca, les agents ont également récupéré 23 pipes de chicha, trois appareils, une chicha électronique et un réchaud électrique, entre autres accessoires.
L’ensemble du matériel saisi a été placé sous scellés dans le cadre de la procédure judiciaire.
Des suites judiciaires annoncées
D’après le procureur Mohamed Samoura, les personnes interpellées ont été placées en détention provisoire pour des faits liés à la consommation de chicha dans des locaux à usage collectif. Il a annoncé qu’elles seraient jugées conformément à la loi.
Les objets saisis doivent, quant à eux, être présentés au juge compétent, qui devra statuer sur leur éventuelle confiscation et leur destruction.
Cette opération marque une nouvelle étape dans l’application des mesures visant les activités liées à la chicha en Guinée. Les suites de la procédure judiciaire permettront de préciser les décisions prises à l’encontre des personnes concernées et le sort réservé aux équipements saisis.




